3 % du vignoble français supprimé définitivement en trois ans

Environ 3 % du vignoble français a été arraché durant les trois années du programme européen d’arrachage définitif (2008-2009 à 2010-2011) afin de favoriser le redressement du secteur. Par cette mesure, le vignoble européen a perdu 4 % de sa surface en vigne, principalement en Espagne.

Environ 3 % du vignoble français a été arraché durant les trois annéesdu programme européen d’arrachage définitif (2008-2009 à 2010-2011) afin de favoriser le redressement du secteur, selon le bilan dressé vendredi par FranceAgriMer, à la suite de son conseil spécialisé du 21 mars. Par cette mesure, le vignoble européen a perdu 4 % de sa surface en vigne, principalement en Espagne.

Cette démarche d’arrachage définitif de vignes, pour laquelle une enveloppe budgétaire d’un peu plus d’un milliard d’euros a été allouée, s’inscrivait dans le cadre de la réforme de l’OCM vitivinicole voulue par l’Union européenne. Son objectif étant de résorber ses excédents et d’améliorer sa compétitivité face aux vins du Nouveau monde.

Au niveau européen, 160 550 hectares ont été arrachés durant les saisons 2008-2009, 2009-2010 et 2010-2011, soit 4 % du vignoble avec un taux de réalisation de 91 % par rapport à l’objectif initial de 175 000 ha de vignes à arracher.

En tout, 10 millions d’hectolitres ont été enlevés du marché européen, soit 6 % de son potentiel de production.

L’Espagne est le pays qui a le plus arraché (près de 94 000 ha, soit 9 % de ses surfaces en vignes et presque 50 % du programme d’arrachage européen). Le vignoble italien a vu sa surface réduite de près de  28 500 ha (- 4 %).

La France quant à elle, troisième pays européen à avoir le plus arraché durant les trois années de la campagne, a perdu 22 638 ha (-3 % de son vignoble), répartis entre 7 791 dossiers de demande d’arrachage.

À eux trois, l’Espagne, l’Italie et la France représentent 90 % des arrachages européens.

En France, qui demeure le deuxième vignoble de la communauté européenne en surface (857 000 ha) derrière l’Espagne, le Languedoc-Roussillon est la région qui a le plus arraché dans le cadre de ce programme : 15 882 ha, soit plus de 70 % des arrachages dans l’Hexagone. En tout, ce sont près de 6 % du vignoble Languedoc-Roussillon qui ont ainsi disparu, pour un dédommagement qui a approché les 104 millions d’euros.

Viennent ensuite, dans des proportions d’arrachage moindre, les régions Aquitaine (1 424 ha), Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, et Paca.

70 % des arrachages ont concerné des vignes rattachées à des coopératives (15 900 ha).

En trois ans de campagne, 154 cépages différents ont été arrachés, les dix principaux (neuf rouges et un blanc) représentant 79 % des ceps arrachés.

Les vignes AOC représentent 41 % (9 355 ha) des vignes arrachées.

Reste à voir à qui cela va profiter et quels résultats vont être ressentis...

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